Calendrier 2016


Nos prochains rendez-vous ...


Thème
Date
Intervenant
Lieu
Une mémoire parfaite, mythe ou réalité ?
13/10/2016
Christine Offray
Fruitière Lourmarin
La transition énergétique
17/11/2016
Michel Cranga,
Didier Vola,
Fruitière Lourmarin
La cryptologie
15/12/2016
Alain Pernot
Café du lac
La chimie verte appliquée à l’agriculture
05/01/2017
Thierry Castel
Café du lac

A 19h

Fruitière Lourmarin
D943 : Croisement av du 8 Mai, av Raoul Dautry : plan d'accès
GPS : Latitude : 43.766128 | Longitude : 5.364005

Café du Lac
Sur la D27, juste après le camping et le restaurant du lac, direction La Motte d'Aigues,
GPS, Lat : 43° 45 ‘ 42  Nord, Long: 5° 30 ‘  24   Est

13/10/2016 : Une mémoire parfaite, mythe ou réalité ?

                 
            Problématique     La mémoire ne s'use que si l'on ne s'en sert pas

            2 objectifs          1  Identifier le fonctionnement de la mémoire pour l'améliorer
                                         
                                      2  Découvrir des stratégies de mémorisation efficaces pour retrouver                                                rapidement les informations utiles

            Déroulement      Petite histoire de la mythologie grecque
          
            Partie 1              Qu'est ce que la mémoire ?
                                               «la mémoire c'est ce qui reste quand on a tout oublié»
                                       et plus............
                                     
                                      Les différents types de mémoire           mémoire sémantique
                                                                                                     mémoire épisodique
                                                                                                      mémoire procédurale
                                                                                                     mémoire perceptive
                                                                                                     mémoire de travail

                                      Les différentes formes de mémoire       mémoire visuelle
                                                                                                     mémoire auditive
                                                                                                     mémoire kinesthésique
                                                                                                     mémoire synesthésique
                                      
            Partie 2              Comment améliorer sa mémoire ?
                               
                                       La mémoire c'est retenir         boite à outils et les rythmes de mémorisation
                                                                   
                                                                   se souvenir comment traiter un trou de mémoire
                                                                   
                                                                   oublier        une nécessité pour traiter l'information

                               Les différentes stratégies                     les associations
                                                                                                    se raconter des histoires
                                                                                                    la chambre romaine
                                                                                                    le système numérique

            Modalités            Transfert d'informations et d'interactivité
                                                                                                    
            Débat et questions/réponses

                                      

Par Christine OFFRAY
Sciences-po, Maîtrise de lettres, 3eme cycle en aménagement du territoire
Consultante en communication, 
Spécialisations : mode de fonctionnement du cerveau et mémoire

22/09/2016 : Manger méditerranéen et bio, c’est possible !

Denis LAIRON. Manger méditerranéen et bio, c’est bon pour tous !

Les bonnes habitudes méditerranéennes se sont perdues…

Jusqu’à récemment, les habitants de chaque région du monde tiraient l’essentiel de leur subsistance des productions locales. En quelques générations, la mondialisation des échanges a profondément modifié ces héritages alors que plusieurs millénaires d’échanges entre les pays riverains de la Méditerranée et d’ailleurs ont façonné une manière de vivre et de se nourrir spécifique à notre région.

L’alimentation méditerranéenne traditionnelle se caractérise par des quantités d’aliments modérées, avec une consommation importante de produits végétaux comme les céréales (peu raffinées), les légumes secs, les légumes et fruits frais, les noix et amandes, de l’huile d’olive comme principale source de lipides, beaucoup de produits et plantes aromatiques (ail, thym,…), du poisson (surtout sur les côtes), des quantités faibles à modérées de produits laitiers (en particulier de type yaourt, fromage de chèvre ou brebis) et de volailles, et généralement peu de charcuteries et de viandes rouges (plutôt du mouton). Les pâtisseries, c’est seulement pour les fêtes. On boit de l’eau et dans le Sud de l’Europe, si la consommation de vin lors des repas est habituelle, elle est aussi modérée.

L’UNESCO a inscrit en 2010 l’alimentation méditerranéenne traditionnelle au patrimoine mondial inaliénable de l’humanité.

De nombreuses études scientifiques et médicales faites depuis les années 1960 confirment que l’alimentation méditerranéenne est très bénéfique pour la santé. Ceux qui suivent ce mode d’alimentation sont moins en surpoids ou obèses, avec un tour de taille plus faible. Ils ont moins de diabète de type 2, moins de maladies cardiovasculaires, moins de certains cancers, moins de maladies de Parkinson ou d’Alzheimer et moins de dépression. Leur vie en bonne santé est donc plus longue.

Il ressort aussi de diverses études que si on mangeait maintenant selon le modèle méditerranéen, cela diminuerait fortement les émissions de gaz à effet de serre, le besoin en terres cultivées, la consommation d’énergie et la consommation d’eau., avec les besoins nutritionnels bien couverts et sans coûter plus cher.

Aujourd’hui, adopter une alimentation méditerranéenne, c’est aller dans le sens des recommandations de la FAO (2010) pour des alimentations durables, et d’autant plus si la production est locale et saisonnière, avec de la diversité et sans produits chimiques toxiques. Le choix de méthodes agro-écologiques (bio) et la production locale de saison pourraient encore améliorer les apports nutritionnels, diminuer les risques de maladies et réduire les impacts négatifs : c’est pourquoi cela fait partie des nouvelles recommandations pour l’alimentation méditerranéenne.

Préférer les aliments issus de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique (AB) est un mode de production agro-écologique soucieux de l’environnement et du bien-être animal. Son principe de base est de travailler avec la nature, en respectant les saisons, les équilibres naturels, la biodiversité. La fertilisation des sols s’effectue à base de matières organiques compostées et d’engrais naturels. Les produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides et herbicides) et les OGM sont interdits. Les variétés résistantes aux maladies sont privilégiées. Si des traitements sont nécessaires, ils sont à base de produits d’origine naturelle (minérale et biologique). L’élevage, de type extensif, respecte le bien être animal.

Des études scientifiques ont montré que les aliments bio ne contiennent quasiment pas de résidus de pesticides alors qu’environ la moitié des aliments courants en ont, les consommateurs bio sont donc moins exposés. Les scientifiques établissent de plus en plus de relations entre l’exposition aux pesticides et de nombreuses maladies graves. Les aliments bio sont souvent plus riches en nutriments (moins d’eau, plus de magnésium, plus de fer et zinc parfois, plus de vitamine C et d’antioxydants, plus d’acides gras oméga-3). Les produits bio transformés sont préparés avec beaucoup moins d’ingrédients et d’additifs.

Selon des études médicales, les enfants d’Europe du Nord qui consomment régulièrement des aliments bio ont moins de symptômes allergiques que ceux qui n’en consomment pas. Et notre très grande étude réalisée en France sur plus de 54 000 adultes (www.etude-nurinet-sante.fr) vient de montrer que les consommateurs réguliers de produits bio mangent plus d’aliments végétaux et non-raffinés, mais moins de produits animaux et de produits gras et sucrés, que leurs apports en nutriments et fibres sont très souvent plus importants et qu’enfin, ces hommes et ces femmes sont environ moitié moins en surpoids ou obèses que les adultes qui ne consomment pas de produits bio (article dans PLosOne, 2013).

Denis LAIRON est biochimiste de formation, puis devient nutritionniste; il a fait toute sa carrière comme chercheur à l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), a dirigé une équipe puis une Unité de recherche mixte INSERM-INRA-Université Aix/Marseille; il est Directeur de recherche émérite à l'Inserm et rattaché à une unité de recherche mixte à la faculté de médecine de la Timone à Marseille. Ses travaux de recherche ont concerné les modifications du métabolisme induites par la prise des repas, les relations alimentation et santé humaine (risque cardiovasculaire, obésité, diabète), les interactions entre susceptibilités génétiques et alimentation, la qualité et la durabilité de l'alimentation (dont alimentation méditerranéenne et alimentation bio). Il participe à des groupes d'expert nationaux et internationaux. Et il habite le Luberon !




23/06/2016 : La biologie des systèmes, une nouvelle théorie du vivant ?

Le 23 juin à La Fruitière de Lourmarin
La Biologie des systèmes, une nouvelle théorie du vivant
En quoi l'évolution de la biologie va-t-elle modifier notre vision de la vie et de l'humain ?


Par Katharina RICARD, chargée de cours à l'Université, conférencière en Philosophie des sciences


Introduction
:
"Les problèmes philosophiques, technologies voire idéologiques soulevés par la science ont toujours suscité un grand intérêt. Aujourd'hui, ils nous viennent d'une "révolution scientifique " que connaît la biologie. La "Biologie des systèmes ou de l'émergence " nous entraîne  déjà vers une nouvelle vision du vivant qui supplante la " Biologie moléculaire ou génétique ", qui la complète.

La Biologie des Systèmes* a d'abord été appelée Biologie de la Complexité, puis de l'Émergence. C'est une nouvelle théorie scientifique du vivant, qui supplante actuellement lentement mais sûrement, la théorie du code génétique moléculaire, "la Biologie moléculaire" sans l'évincer néanmoins (un peu comme les théories d'Einstein vis à vis des théories de Newton pour la gravitation).

L'objet de cette présentation sera d'expliquer très simplement les fondements de la Biologie des systèmes et de montrer comment cette nouvelle théorie modifiera radicalement, dans un avenir proche, notre façon de vivre mais plus encore celle de penser la vie et l'homme, son origine et son évolution. "

* La biologie des systèmes est un domaine académique qui cherche à intégrer différents niveaux d'informations pour comprendre comment fonctionnent des systèmes biologiques. En étudiant les relations et les interactions entre différentes parties du système biologique (organites, cellules, systèmes physiologiques, réseaux de gènes et de protéines permettant la communication des cellules), le chercheur tente de découvrir un modèle de fonctionnement de la totalité du système.