Calendrier 2016-2017


Nos prochains rendez-vous ...

Thème
Date
Intervenant
Lieu
Les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture
07/03/2017

JM. Patoureaux
Fruitière Lourmarin
De la Terre au Ciel – Notre système solaire est-il banal ou unique ?
18/04/2017
Didier Sibade
Fruitière Lourmarin
Qui était Néandertal ?
16/05/2017
Martin Videcoq
Fruitière Lourmarin
Henri Laborit : un précurseur des sciences du cerveau ?
13/06/2017
F. Chauvallon, B. Dubuc
Fruitière Lourmarin et Québec (en teleconf)
A 19h à la Fruitière Lourmarin
D943 : Croisement av du 8 Mai, av Raoul Dautry : plan d'accès
GPS : Latitude : 43.766128 | Longitude : 5.364005

07/03/2017 : Les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture

Intervention du 7 mars 2017
Les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture
Quel modèle agricole ?

L'intervenant : Jean-Marie Patoureaux, ingénieur agronome , aujourd'hui à la retraite, a une longue
expérience professionnelle dans les filières agricoles et l'alimentation de qualité, et sa certification :
bonne connaissance de tous les labels agricoles et notamment de l'agriculture biologique, aussi bien
au niveau production que consommation.

C'est dans le cadre de ses responsabilités régionales au CCFD-Terre Solidaire, et notamment au
groupe agroécologie, qu'il a rédigé cette étude. (le CCFD est la première ONG française de
développement et accompagne 750 projets de ses partenaires des Pays du Sud, concernant entre
autre la souveraineté alimentaire).

Le secteur agricole est le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.
Comment peut-il contribuer à limiter significativement le réchauffement climatique ?
Par confrontation de différentes sources documentaires, l'étude analyse tout d'abord dans le détail
les émissions de GES du secteur agricole dans son ensemble,en France et au niveau mondial . Il ne
s'agit donc pas uniquement des émissions de la production agricole, mais aussi de son secteur amont
( intrants chimiques et déforestation essentiellement ), et aval ( transformation, conditionnement,
transports …).
Sont ainsi mises en évidence les dérives du modèle agricole basé sur un apport excessif d'intrants
chimiques.
Mais aussi l'étude passe en revue les fausses solutions proposées actuellement par les décideurs au
plus haut niveau et soutenues par la France, politiquement et financièrement ; fausses solutions car
elles s'appuient sur le développement d'un modèle agricole de production de rente au profit de
l'agrobusiness et au détriment de la petite agriculture familiale. Cela pose donc la question du
modèle agricole à promouvoir pour nourrir 9 milliards d'humains dans le respect de l'Homme et de
la planète.
Ensuite sont proposées des pistes d'actions : pratiques agricoles, mesures à prendre au niveau
politique dans les instances mondiales, européennes et françaises...Mais aussi il s'agit d'interpeller le
consommateur : nos choix de consommation alimentaire ne sont pas neutres, et le pouvoir
consom'acteur peut faire bouger les lignes.

Jean-Marie Patoureaux

05/01/2017 : Des bio-solutions pour l'agriculture



Des bio-solutions pour l’agriculture


La protection des cultures tient une place à part vis-à-vis des attentes sociétales, les pesticides figurant parmi les risques les plus perçus par le grand public. Cette inquiétude régulièrement relayée par les médias représente le premier risque alimentaire cité par les français loin devant les déséquilibres nutritionnels (alimentation trop grasse ou trop sucrée), les allergies alimentaires ou le risque de contamination microbienne des aliments. Elle écorne durablement l’image de l’agriculture française souvent assimilée à une activité polluante et parfois jugée préjudiciable vis à vis de la santé humaine. Le débat est ouvert et les échanges souvent houleux.

Noyées dans le flot des critiques et des anathèmes qui s’abattent sur la protection phytosanitaire, l’arrivée croissante d’innovations d’origine naturelle et, pour certaines, le large succès qu’elles connaissent dans ce domaine peinent à se faire entendre. Et pourtant, dans l’ignorance des medias, des consommateurs que nous sommes et parfois même d’une partie du monde agricole, ces solutions alternatives ou complémentaires aux produits phytopharmaceutiques traditionnels montent rapidement mais silencieusement en puissance.

Regroupées sous le terme de « bio-solutions », elles font appel à des modes d’action très variés, souvent étonnants voire  passionnants. Investissant toutes les cultures, s’affranchissant de nombreuses contraintes environnementales ou toxicologiques propres aux pesticides conventionnels et s’appuyant sur une très large variété de modes d’action originaux et surprenants, ces bio-solutions ouvrent progressivement un nouvel horizon de la protection des cultures sans pour autant remplacer l’agrochimie traditionnelle qui présente d’autres atouts et engage également ses propres démarches de progrès.

Si ces bio-solutions cumulent de nombreux avantages pour le producteur comme pour le consommateur, nous verrons cependant que le succès que l’on peut leur souhaiter sera largement dépendant d’une prise de conscience de leur potentiel mais aussi de leurs limites ainsi que du bon usage que l’on saura en faire.

Alors ? Evolution ou révolution de la protection des cultures ? Nous tenterons d’y répondre lors de la présentation-débat qui se tiendra le jeudi 5 janvier à 19h00 à la Fruitière Numérique de Lourmarin.

Thierry Castel
 Biologiste